╰┈➤ 8 Mars, journée de combat !

#France Des centaines de milliers de manifestantes et manifestants ont défilé le 8 mars 2026 en France. A Paris, les fascistes et les sionistes ont une nouvelle fois été chassés des cortèges.

Quelques extraits de la déclaration de l’URC à l’occasion du 8 mars, à retrouver intégralement sur urcommuniste.fr

À l’heure où le capitalisme néo-libéral, toujours plus offensif, fait payer aux femmes le prix fort de l’exploitation, de la précarité et de la réaction, à l’heure où la montée du fascisme menace directement les droits des femmes, notre réponse ne peut être que collective et révolutionnaire.

Face à l’exploitation et à la réaction, travailleuses, étudiantes, chômeuses, retraitées : organisons-nous ! Le 8 mars, héritage communiste avant tout, n’est pas une célébration, c’est une journée de combat.

L’impérialisme exploite nos corps ici et là-bas

Les centres impérialistes délocalisent leurs industries vers les pays dominés où la main-d’œuvre féminine, particulièrement surexploitée, constitue le socle des chaînes de production mondialisées. Les politiques d’ajustement structurel imposées par les institutions financières internationales détruisent les services publics dans les nations dominées, reportant sur les femmes le fardeau de la reproduction sociale.

Simultanément, les guerres impérialistes pour le contrôle des ressources et des marchés : le cobalt au Congo, l’uranium au Niger, le pétrole au Venezuela et la terre en Palestine engendrent des flux migratoires où les femmes sont exposées à des violences systémiques.

Cependant, là où l’impérialisme est présent, les femmes résistent, à Gaza elles soignent sous les bombes, enterrent leurs enfants et continuent à se battre, dans les maquis congolais elles

organisent la survie face à la milice, au Venezuela et au Niger la défense contre le blocus. De plus, le capitalisme des centres impérialistes est en demande de main-d’œuvre féminine pour effectuer le travail reproductif à la place des femmes aisées : les femmes issues de l’immigration travaillent dans les secteurs les plus précaires.

Les femmes contre la guerre

En France, les politiques d’austérité menées par la bourgeoisie frappent directement les classes populaires, et en leur sein, prioritairement les femmes, les enfants et les personnes âgées. La réduction des budgets sociaux (santé, éducation, aide sociale) se traduit par l’intensification du travail reproductif non rémunéré assumé majoritairement par les femmes.

Parallèlement, les budgets de guerre explosent à 413 milliards d’euros votés pour l’armée d’ici à 2030, pendant que les hôpitaux manquent de personnel, que les maternités disparaissent des territoires, que les classes se surchargent dans les écoles pendant que des postes sont supprimés, les retraites deviennent insuffisantes pour vivre dignement, les droits au chômage sont laminés, la recherche est étouffée par les coupes budgétaires et les politiques culturelles sont abandonnées. Ce sont les femmes prolétaires qui subissent de plein fouet la dégradation des conditions matérielles d’existence. Les personnes âgées et les enfants, dépendants des structures collectives démantelées, deviennent les premières victimes de cette offensive néolibérale qui sacrifie la reproduction sociale sur l’autel de la rentabilité capitaliste.

Lutter contre l’exploitation des femmes n’est donc pas une question secondaire : c’est s’attaquer à l’un des piliers fondamentaux sur lesquels repose le système capitaliste et impérialiste. Sans le travail gratuit des femmes, le système capitaliste s’effondrerait.