╰┈➤ Militarisation de la jeunesse : Comment les universités préparent les étudiants à la guerre ?
#France • Alors que les budgets de l’université publique sont revus à la baisse chaque année et que les étudiants vivent dans la précarité, Macron donne toujours plus de milliards à l’armée. L’objectif est de nous préparer à la guerre même si cela nous coûte notre système éducatif.
Mais la bourgeoisie le sait, pour faire la guerre, il ne faut pas que des milliards. Il faut aussi le consentement de la population, et des jeunes prêts à mourir pour l’impérialisme. C’est pour cela que la propagande guerrière gagne toutes les universités en Île-de-France.
A la Sorbonne, en seulement deux semaines, Patrick Pailloux, délégué général pour l’Armement et Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de Terre, sont venus expliquer aux étudiants de l'université Paris 1 la nécessité du réarmement et de la guerre. Dans les deux cas, la réponse des étudiants et du personnel de l’université fut immédiate, et des rassemblements ont été organisés pour dénoncer la marche à la guerre. C’est dans cette même université que le général Mandon devait venir pavaner, après avoir déclaré que la France devait être prête à “perdre ses enfants”. Finalement, grâce à la mobilisation, la conférence avait été annulée.
La même semaine, Volodymyr Zelensky, boucher des peuples d’Ukraine et de Russie, venait expliquer aux étudiants de Sciences Po l’importance de poursuivre la guerre dans laquelle plus de 300 000 personnes ont déjà été tuées. En parallèle, dans un autre bâtiment, une exposition commémore l’engagement d’un soldat du régiment Azov, un bataillon composé de volontaires nazis.
Depuis des années, l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (dit INALCO) ne cesse d’inciter ses étudiants à se tourner vers l’armée et la police. Le Service d’information, d’orientation et d’insertion professionnelle (SIO-IP) inonde les boîtes mails des étudiants avec des offres de stage, des forums et conférences en lien avec l’armée et les forces de l’ordre. Des militaires, intéressés par les compétences linguistiques des étudiants, viennent carrément faire la promotion des forces armées au sein de l’établissement via des stands et des conférences, promettant un joli poste au sein des renseignements français sans jamais expliquer aux étudiants qu’ils vont aider à déstabiliser le Sud global. L’Établissement public qui se vend comme un lieu multiculturel ouvert sur le monde ne voit pas la contradiction dans le fait de servir l’agenda politique des généraux et préfets de police.
Alors que les universités multiplient les contrats avec les grandes entreprises de l’armement comme Thalès ou Dassault à Nanterre, il est désormais clair que cette course à la guerre ne peut que servir les capitalistes. Les universités défendent d'ailleurs bien le camp de l'impérialisme. Si les partenariats avec les universités russes ont été coupées dès le début de la guerre en Ukraine à Sciences Po par exemple, ceux avec les universités de l'entité sioniste perdurent et le mouvement pro-palestinien est réprimé dans toutes universités.
Le discours guerrier de Macron et l’entrée en guerre contre l’Iran démontrent que cette course à la militarisation n’a rien de défensif. Le budget militaire de l’OTAN est 190 fois supérieur à celui de l’Iran, 10 fois à celui de la Russie et 6 fois à celui de la Chine. Dans ces conditions, les étudiants ne peuvent pas rester sans rien faire. Il s’agit de préserver non seulement l’université publique, mais aussi la vie des enfants de ce pays et des autres, alors que les politiques au pouvoir assument qu’elles valent moins que les profits des capitalistes.
Article de la Commission Université – Section URC Paris IDF
